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Sainte SantéDiagnosticAnalyses in vitroIonogramme urinaire
mardi 21 avril 2015

Ionogramme urinaire : utilité, déroulement et interprétation

Le rein assure l’équilibre entre les ions et l’eau présent dans l’organisme. Cet équilibre hydro-électrique peut être perturbé par divers facteurs. Ce déséquilibre peut être détecté dans l’urine à l’aide de l’ionogramme urinaire qui est un examen permettant le dosage de certains ions.

L’ionogramme urinaire permet d’évaluer le niveau d’hydratation d’un individu et de vérifier le bon fonctionnement des reins. Cet examen permet aussi de faire le point sur les entrées et les sorties d’ions dans l’organisme. Il permet de détecter les déséquilibres hydro-électriques, aide à trouver leur origine et favorise le suivi des traitements.

Cet examen permet le dosage des ions bicarbonates, sodium, chlore et potassium. Il sert aussi au dosage d’autre élément présent dans les urines comme l’urée et la créatinine. L’ionogramme urinaire est effectué simultanément avec un ionogramme sanguin. Cela permet de vérifier l’implication du rein dans les troubles identifiés sur l’ionogramme sanguin.

Le déroulement de l’examen

Si le patient suit un traitement, il est nécessaire qu’il le signale au médecin avant l’examen. En effet, certains médicaments comme les laxatifs, les diurétiques ou les corticoïdes peuvent modifier les valeurs de l’ionogramme.

L’examen consiste à faire le dosage sur des échantillons d’urine. Le prélèvement se fait sur 24 heures. On commence à collecter l’urine du patient à une heure donnée puis toutes les urines qui vont être émises à partir de ce moment vont être conservées jusqu’au lendemain à la même heure.

Les valeurs normales des différents éléments dosés sont de 50 à 220 mmol/24 heures pour le sodium et l’ion chlorure, 25 à 130 mmol/24 heures pour l’ion potassium, 508 à 16 mmol/24 heures pour la créatinine, 300 à 550 mmol/24 heures pour l’urée, 1,5 à 4,5 mmol/24heures pour l’acide urique et 2,5 à 8 mmol/24heures pour le calcium.

Comment sont interprétés les résultats ?

Une augmentation du taux d’urée et créatinine dans les urines peut être due à un hypercatabolisme. L’hypercatabolisme se traduit par une dégradation anormalement élevée de certains composés organiques. Ce phénomène peut avoir pour origine une inflammation ou une hyperthyroïdie.

Une diminution de l’urée et de la créatinine peut avoir pour origine un état de malnutrition ou une insuffisance rénale. Ces résultats sont comparés à ceux de l’ionogramme sanguin dans le but de déterminer si l’insuffisance rénale est fonctionnelle ou organique.

Lorsque la diminution du taux d’urée est isolée, il peut s’agir d’une insuffisance hépatique.

Une augmentation du taux de sodium dans le sang peut résulter d’une maladie du rein, d’une insuffisance surrénale, de la présence de kystes dans les reins, d’une alimentation trop riche en sel ou de la consommation de diurétiques.

La baisse du taux de sodium dans les urines peut avoir pour origine les vomissements, les diarrhées, une hypersudation, une insuffisance rénale, une hyperaldostéronisme (hypersécrétion de l’aldostérone, hormone provoquant une accélération de la fonction rénale) primaire ou secondaire.

Une diminution du taux de potassium dans les urines peut avoir pour origine un hypercorticisme (augmentation du cortisol dans le sang) ou syndrome de Cushing, une insuffisance rénale, une alimentation trop riche en potassium ou un hyperaldostéronisme primaire ou secondaire.

Une diminution du taux de potassium dans les urines peut être causée par des diarrhées, une malabsorption intestinale ou provoquée par des insuffisances d’apport.


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