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Sainte SantéDiagnosticDispositifTensiomètre ou sphygmomanomètre
samedi 2 mai 2015

Le tensiomètre ou sphygmomanomètre

Le tensiomètre ou sphygmomanomètre est un instrument médical de mesure de la pression artérielle. Il permet de diagnostiquer l’état des artères et de contrôler, le cas échéant, une hypertension. Le tensiomètre se présente aujourd’hui sous plusieurs versions. En plus du modèle caractérisé par une colonne de mercure, le tensiomètre peut se décliner sous une version manuelle et électronique avec des méthodes spécifiques pour la lecture de la pression artérielle.

Le premier tensiomètre inventé par le médecin australien Samuel Siegfried Karl Ritter von Basch (1837 -1905) a été amélioré en 1896 par le médecin italien Scipione Riva Rocc (1863 -1937). Une autre version, celle qui permet d’effectuer la mesure moderne de la pression artérielle a été développée par le chirurgien russe Nicolai Sergueïevitch Korotkov (1874–1920).

La mesure de la pression artérielle

La pression artérielle est la pression du sang au niveau des artères. La lecture de la pression artérielle s’effectue à l’aide deux chiffres et est exprimée sous la forme d’un rapport. Le nombre élevé correspond à la pression artérielle systolique, le nombre inférieur est celui de pression artérielle diastolique.

L’unité de mesure de la pression artérielle est le millimètre de mercure (mmHg). La tension artérielle idéale est de 120 / 80 mmHg (le chiffre ‘’120’’ pour la mesure de la pression systolique ; le chiffre inférieur, c’est-à-dire 80, pour la pression diastolique).

La mesure de la pression artérielle est basée sur le principe de la méthode auscultatoire ou celui de la méthode oscillométrique.

Les différentes méthodes de mesure de la pression artérielle

La méthode auscultatoire

Cette méthode repose sur l’auscultation des bruits émis au niveau des artères, à l’aide d’un brassard pneumatique disposé autour du bras (le long de l’artère humérale) et d’un stéthoscope.

Le brassard est gonflé avec une poire en vue de comprimer l’artère dans le but de bloquer le passage du sang. Lorsque la circulation artérielle dans le bras, est bloquée, il n’y aucun bruit, puisque le sang ne circule pas dans l’artère branchiale.

Ensuite, la pression au niveau du brassard est réduite progressivement pour permettre à nouveau le passage du sang dans l’artère.

Le stéthoscope est destiné à la détection des bruits émis lors du passage du sang pendant le dégonflage du brassard. Ce bruit permet de mesurer la pression artérielle. Il permet également de définir deux valeurs, la pression systolique qui correspond à la reprise des battements cardiaque et la pression artérielle diastolique au moment où le cœur est au repos.

En plaçant le stéthoscope au niveau de la saignée du coude, le médecin écoute le bruit et note la valeur de la pression, qui correspond à la mesure de la pression systolique, à l’aide d’un système de mesure, le manomètre. En dégonflant, de façon progressive, la pression du brassard, la seconde valeur de la pression peut être lue dès qu’il ne détecte aucun son artériel de flux de sang au niveau du stéthoscope.

Différents appareils, notamment le tensiomètre à colonne de mercure, les tensiomètres manuels (le tensiomètre manopoire et le tensiomètre manobrassard) ont pour principe la méthode auscultatoire. La mesure de la pression artérielle avec ces tensiomètres manuels, s’effectue de manière visuelle et auditive.

La méthode oscillométrique

Les tensiomètres électroniques, notamment les tensiomètres de poignet et les tensiomètres de bras, ont pour principe, la technique oscillométrique de mesure de la pression artérielle. Le brassard de ces appareils, se gonfle automatiquement grâce un capteur électronique de pression. Equipés d’un écran, ces tensiomètres électroniques n’exigent pas l’utilisation d’un stéthoscope. Aussi, avec la méthode oscillométrique utilisée dans ces appareils de mesure automatique de la pression artérielle, l’auscultation n’est plus nécessaire.

Ainsi, la technique de mesure de la pression artérielle utilisée par les tensiomètres électroniques, repose sur l’analyse des oscillations au niveau de la paroi artérielle. Lors de la mesure, les oscillations sont captées et enregistrées. Elles sont analysées avec des algorithmes destinés à l’estimation des pressions systoliques et diastoliques, puis, exploitées mathématiquement, avant l’affichage des résultats des mesures de la pression artérielle.


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