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Propranolol : indications, effets secondaires, précautions

Propranolol : à savoir pour mieux prendre ce médicament

Le propranolol est un bêta-bloquant qui ralentit le cœur et abaisse la pression artérielle. Il est prescrit dans l'hypertension, l'angine de poitrine, après un infarctus, contre certains tremblements et en prévention de la migraine. Il peut provoquer fatigue, vertiges ou mains froides et ne doit pas être arrêté brutalement.

Le propranolol est un bêta-bloquant non cardiosélectif. Commercialisé en France sous le nom d’Avlocardyl et sous forme de génériques, il est délivré sur ordonnance.

Mode d’action du propranolol

Le propranolol bloque les récepteurs bêta-adrénergiques du cœur, des vaisseaux sanguins et d’autres organes, sur lesquels agissent l’adrénaline et la noradrénaline. Il ralentit ainsi le rythme cardiaque, diminue la force de contraction du cœur et abaisse la pression artérielle. Le cœur consomme alors moins d’oxygène, ce qui explique son intérêt dans l’angine de poitrine.

Indications du propranolol

Selon le résumé des caractéristiques du produit, le propranolol est indiqué dans :

  • l’hypertension artérielle ;
  • la prévention des crises d’angine de poitrine ;
  • le traitement au long cours après un infarctus du myocarde ;
  • certains tremblements, en particulier le tremblement essentiel ;
  • les manifestations cardiaques fonctionnelles (tachycardie, palpitations) lors de situations émotionnelles passagères ;
  • les manifestations cardiovasculaires des hyperthyroïdies ;
  • les cardiomyopathies obstructives ;
  • la prévention des hémorragies digestives chez les personnes atteintes de cirrhose ;
  • la prévention des crises de migraine (forme à libération prolongée).

Effets indésirables du propranolol

Le propranolol est en général bien toléré, mais il peut provoquer :

  • fatigue et somnolence, surtout en début de traitement ou lors d’une augmentation de dose ;
  • vertiges ou étourdissements, en particulier lors des changements de position ;
  • insomnie et troubles du sommeil ;
  • nausées, vomissements, diarrhée, constipation ou perte d’appétit ;
  • refroidissement des mains et des pieds, lié à la baisse de la circulation dans les extrémités ;
  • vision trouble ;
  • humeur dépressive ou anxiété chez certaines personnes.

En cas de somnolence, la conduite et l’utilisation de machines sont déconseillées. Prendre le comprimé avec un repas peut limiter les troubles digestifs. Un effet indésirable grave ou persistant justifie de consulter le médecin, qui peut adapter la dose ou proposer un autre médicament.

Chez les personnes diabétiques, le propranolol peut masquer les signes d’une hypoglycémie, comme les palpitations ou les tremblements. La glycémie doit donc être surveillée de près.

Contre-indications

Le propranolol ne doit pas être pris en cas d’asthme ou de bronchopneumopathie chronique obstructive, d’insuffisance cardiaque non contrôlée, de bloc auriculo-ventriculaire sévère, d’angor de Prinzmetal, ni de maladie de Raynaud ou d’artérite des membres. Le médecin vérifie ces antécédents avant la prescription.

Propranolol et grossesse

Le propranolol traverse le placenta. Certaines études ont associé son usage pendant la grossesse à un faible poids de naissance ou à un retard de croissance du fœtus. Il n’est donc prescrit à une femme enceinte que si le bénéfice attendu l’emporte sur les risques, et sous surveillance médicale.

Lorsqu’il est pris au troisième trimestre, le nouveau-né peut présenter une hypoglycémie, un ralentissement du cœur ou des troubles respiratoires. Il est surveillé pendant les premiers jours, et une perfusion de sucre ou une alimentation par sonde est parfois nécessaire.

La tension artérielle de la femme enceinte traitée est suivie régulièrement. Des maux de tête, des douleurs abdominales, des nausées ou des troubles de la vision doivent être signalés sans délai, car ils peuvent annoncer une pré-éclampsie.

Traitement au long cours et arrêt

Un arrêt brutal après un traitement prolongé expose à un effet rebond : la tension artérielle et le rythme cardiaque remontent, et chez les personnes atteintes d’angine de poitrine, des crises plus sévères voire un infarctus peuvent survenir. L’arrêt se fait donc progressivement, sur avis médical.

Le propranolol réduit l’accélération du cœur pendant l’effort. Certaines personnes constatent une baisse de leur tolérance à l’exercice et doivent adapter l’intensité de leur activité physique, qui reste recommandée.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com