Le contenu de notre site est fourni à titre informatif. Nos contenus sont originaux et écrits par des humains.
Il ne peut pas servir de prescription, ni remplacer un avis médical. Veuillez consulter votre médecin et suivre ses conseils en priorité.

Les thyroïdites, des inflammations de la thyroïde

Thyroïdites

Une thyroïdite est une inflammation de la thyroïde. Cette pathologie peut être d’origine auto-immune, infectieuse ou inflammatoire ; la thyroïdite de Hashimoto, auto-immune, est la forme la plus fréquente. Sa prise en charge doit s'effectuer assez rapidement car, à long terme, ce mal, non traité à temps, peut provoquer la destruction progressive de la thyroïde.

Les thyroïdites désignent un ensemble d’affections de la thyroïde. Affections qui peuvent être d’origine immunitaire, infectieuse ou inflammatoire. Ces pathologies affectent le bon fonctionnement de la thyroïde qui n’arrivera plus à produire suffisamment d’hormones (hypothyroïdie). Cela aura pour conséquence un ralentissement du métabolisme. Il existe plusieurs formes de thyroïdite.

Différentes formes de thyroïdites

En fonction de son origine, on a pu répertorier plusieurs formes de thyroïdites.

Thyroïdite aiguë suppurée

La thyroïdite aiguë suppurée est généralement provoquée par des bactéries comme les streptocoques ou les staphylocoques. Cette forme de thyroïdite cause une inflammation importante qui s’accompagne d’une fièvre.

Thyroïdite subaiguë (de De Quervain)

La thyroïdite de De Quervain est d’origine virale. Elle peut survenir à la suite d’une infection des voies aériennes supérieures, d’une hépatite virale ou des oreillons. Le patient peut présenter des signes d’hyperthyroïdie : palpitation, tremblements, diarrhées. Elle apparait généralement à la fin du printemps ou de l’été et touche plus les femmes.

Thyroïdite de Hashimoto

La thyroïdite de Hashimoto est la forme la plus fréquente et s’avère d’origine auto-immune. Encore appelée thyroïdite chronique lymphocytaire, elle fut décrite par le Japonais Hakaru Hashimoto. Cette thyroïdite est provoquée par un dérèglement du système immunitaire. Celui-ci fabrique des anticorps dirigés contre les cellules de la thyroïde, ce qui entraine des lésions au niveau de cette glande qui ne sera plus à même de produire la quantité de T3 et de T4 nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme (hypothyroïdie).

Symptômes de la thyroïdite

Les signes présentés par les patients dépendent de la forme de thyroïdite présente. Le plus souvent le patient ressent une fatigue importante. Un goitre qui peut être volumineux et aussi douloureux est visible. Le patient a de la fièvre et des troubles digestifs (constipation, diarrhées).

Diagnostic

Plusieurs examens seront réalisés afin de confirmer la présence d’une thyroïdite.

Examens sanguins

Le dosage des hormones thyroïdiennes ainsi que celui de la TSH sera réalisé. Selon la forme et la phase de la maladie, la TSH est élevée avec des hormones thyroïdiennes basses (hypothyroïdie, par exemple dans la thyroïdite de Hashimoto), ou basse avec des hormones thyroïdiennes élevées (phase initiale d’hyperthyroïdie de la thyroïdite subaiguë). Une recherche d’anticorps dans un échantillon de sang sera effectuée. Ces examens seront complétés par des examens d’imagerie.

Examens d’imagerie médicale

Une scintigraphie ainsi qu’une échographie de la thyroïde seront réalisées. Ces examens permettront d’analyser la forme, le volume ainsi que d’éventuels changements au niveau des tissus.

Traitement de la thyroïdite

Le choix du traitement se fait en fonction de l’origine de la thyroïdite. Si celle-ci est bénigne avec l’apparition d’un tout petit goitre, le patient sera seulement mis en observation. Si l’inflammation est sévère, des hormones thyroïdiennes de synthèse seront prescrites pour stopper la production de TSH par l’hypophyse. Dans le cas d’une thyroïdite auto-immune de Hashimoto, le traitement repose sur la prise quotidienne de lévothyroxine lorsque l’hypothyroïdie est installée, sur avis médical. Dans certains cas, le médecin peut prescrire des anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas d’infection, un traitement composé d’antibiotique approprié sera prescrit après identification de la bactérie.

À lire aussi

Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com