Symptômes
La stannose est le plus souvent asymptomatique : elle se découvre à la radiographie sous forme d’opacités, sans fibrose ni altération significative de la fonction respiratoire.
La « fièvre des fondeurs » (ou fièvre des métaux) est un autre tableau, à ne pas confondre avec la stannose : il s’agit d’une réaction aiguë et réversible, avec frissons et fièvre quelques heures après une exposition importante à des fumées métalliques.
Causes
C’est l’inhalation de la poussière ou de la fumée produite lors du soudage, de la combustion, du meulage ou de l’usinage de l’étain qui peut provoquer une irritation des voies respiratoires, avec pour conséquence, le développement d’une pathologie pulmonaire, en l’occurrence, la stannose. Cette pathologie est donc consécutive à une exposition à ce métal et à ses composés. Les vapeurs et les poussières de l’étain sont, ainsi, dangereuses par inhalation. Le risque de contracter cette pneumoconiose est élevé lorsque la concentration de particules d’étain dans l’air est élevée ou lorsque la durée d’exposition est longue.
Diagnostic
Le diagnostic de la stannose repose sur l’anamnèse du patient ou un interrogatoire en vue de rechercher des antécédents d’exposition à la vapeur ou à la poussière d’étain au cours de la carrière professionnelle. La radiographie pulmonaire qui permet de dépister cette affection est également un outil de diagnostic. L’examen tomodensitométrique thoracique est également essentiel pour l’identification de cette pneumoconiose. Comparé à la radiographie, cet examen est caractérisé par une sensibilité accrue et s’avère utile lorsque le diagnostic radiologique est douteux.
Traitement
Il n’y a pas de traitement pour guérir la stannose. Aucun traitement médicamenteux n’est nécessaire en l’absence de symptôme. Il est utile de sortir le travailleur de l’environnement au sein duquel il est exposé à la fumée ou à la poussière d’étain afin d’éviter toute aggravation progressive de la maladie.
Prévention
Des mécanismes techniques, notamment, une aération efficace ou une ventilation générale ou locale au cours des procédés (soudage, meulage…) qui produisent, dans l’environnement immédiat, une poussière ou une fumée d’étain, permettent de limiter ou de contrôler l’exposition. Un respirateur, un masque adéquat ou un équipement de protection respiratoire, doit être utilisé contre les particules lors de ces divers procédés qui génèrent des particules en suspension dans l’air. Une surveillance médicale doit être envisagée de façon périodique pour les travailleurs exposés aux fumées et aux poussières d’étain.
