Comme tous les médicaments, l’aspirine n’est pas dénuée d’effets indésirables, avec notamment, les risques de saignements, les réactions allergiques, les troubles digestifs.
La découverte et les effets bénéfiques de l’aspirine
L’aspirine est un médicament qui a plus de 100 ans. La première synthèse du principe actif de ce médicament a été réalisée par le chimiste français Charles Frédérich Gerhardt (1816- 1856). C’est en 1897 que le chimiste allemand Félix Hoffmann (1868-1936) élabora l’acide acétylsalicylique pur. Le brevet de l’aspirine a été déposé à Munich (Allemagne), le 06 mars 1899.
L’aspirine permet de traiter plusieurs pathologies grâce à ses diverses propriétés. Elle possède un effet analgésique qui permet d’atténuer ou de faire disparaître la douleur. C’est un antidouleur couramment utilisé contre les migraines, les céphalées, les douleurs dentaires, musculaires d’origine traumatique, les courbatures. La prise de l’aspirine dès l’apparition des symptômes d’un banal mal de tête, est caractérisée par une action calmante.
En cas de fièvre, l’action antipyrétique de l’aspirine est grandement bénéfique aux patients affectés par un état grippal ou une fièvre rhumatismale. Ce médicament agit rapidement sur la fièvre en augmentant la déperdition de la chaleur par vasodilatation cutanée avec transpiration. Ce mécanisme fait baisser la température corporelle. Ainsi, l’aspirine fait baisser la fièvre.
L’aspirine est bien connue pour son action anti-inflammatoire. Elle permet de réduire l’inflammation et d’estomper rapidement les symptômes inflammatoires. Cette action thérapeutique soulage les douleurs rhumatismales et l’inflammation, provoquées par plusieurs pathologies (la polyarthrite, la bursite). L’aspirine réduit, également, les gonflements.
L’aspirine est un inhibiteur de l’agrégation plaquettaire ou un anti-plaquettaire qui entravent la production des composés organiques à l’origine de la formation des caillots sanguins. Cet effet anti-agrégant plaquettaire accroît la fluidité du sang.
L’aspirine est préconisée dans le cadre de la prévention des accidents artériels cérébraux et coronariens, des complications thrombotiques, de l’athérosclérose, des accidents ischémiques cérébraux. L’aspirine est utilisée à faible dose en vue de prévenir les récidives d’infarctus ou de réduire les phénomènes provenant des thromboses veineuses. Ainsi, l’aspirine est utilisée comme une anti-thrombotique.
L’intérêt de l’aspirine pour réduire le risque de cancer ou pour prévenir un premier accident cardiovasculaire reste débattu : elle ne doit pas être prise dans ce but sans avis médical.
Les effets indésirables
La prise d’aspirine peut être responsable d’une série d’effets indésirables qui peuvent être dangereux pour l’organisme. Des réactions d’hypersensibilité avec notamment des éruptions cutanées, des œdèmes, peuvent survenir. L’aspirine peut être responsable des troubles digestifs, tels que, les gastralgies et les ulcérations gastriques. Des risques d’ulcère de l’estomac, d’hémorragie digestive, de vomissements sanglants et de saignements du nez, sont également liés à la prise de ce médicament.
L’effet antiagrégant peut allonger le temps de saignement et potentialiser le risque hémorragique. Les patients peuvent être affectés par des lésions gastro-intestinales, une irritation de la muqueuse gastrique. La toxicité de ce médicament peut affecter le tube digestif et le rein.
Précautions d’emploi
Chez l’enfant et l’adolescent atteints d’une infection virale (varicelle, épisode grippal), l’aspirine peut provoquer un syndrome de Reye, très rare mais grave : elle ne doit leur être donnée que sur avis médical. L’aspirine est contre-indiquée à partir du début du 6e mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée) aux doses antalgiques et antipyrétiques, et à éviter avant ce terme, sauf avis médical.
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Sources
- ANSM, base de données publique des médicaments : résumés des caractéristiques du produit des spécialités à base d’acide acétylsalicylique (syndrome de Reye, grossesse)
