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Anatomie du pied
Mercredi 22 avril 2015

Pied : structure osseuse, vasculaire, nerveuse et musculaire

Le pied dont la longueur s’étend du talon aux orteils, comporte normalement vingt six os repartis du tarse aux phalanges en passant par le métatarse. Il est traversé par des artères ; son réseau de veines dont le fonctionnement fait encore débat, est de plus en plus connu. La peau de la plante des pieds est la plus épaisse du corps humain.

Allant du talon aux orteils et rattaché à la jambe par la cheville, le pied est la terminaison du membre inférieur de l’être humain. Chez l’homme, on dénombre une paire de pieds destinée à lui favoriser aussi bien le déplacement que l’équilibre en station debout. En anatomie humaine, on peut présenter le pied suivant son organisation osseuse, sa complexe vascularisation, son innervation et les muscles qui le composent. Il se distingue également par la particularité de son enveloppe cutanée.

Organisation osseuse du pied

Au niveau de chaque pied, on dénombre vingt six os. Le tarse, qui part du talon pour remonter vers la surface, est constitué de sept os relativement courts et repartis en une double rangée. L’alignement antérieur comporte les trois os cunéiformes et l’os naviculaire en interne, puis le cuboïde en externe. L’aspect postérieur présente deux os : le calcanéum et l’astragale ou talus qui sont juxtaposés. Au bout du pied, chaque orteil possède trois phalanges, à l’exception du hallux (le gros orteil) qui n’en a que deux. Dans la partie médiane du pied, le métatarse est formé de cinq os longs.

Vaisseaux sanguins du pied

Après de minutieuses investigations, des spécialistes en phlébologie, Gillot C., Prevoteau C. et Berthier C., expliquent dans une publication originale intitulée « la pompe veineuse plantaire : anatomie et hypothèses physiologiques » que les veines du pied sont reparties en deux ensembles bien distincts : le pédicule latéral composé de veines latérales et le « dispositif médial » formé des veines plantaires médiales et de la veine marginale.

A la fois longues et grosses, les veines plantaires latérales qui sont en réalité le siège de la pompe veineuse, ne rencontrent que très peu de veines perforantes, ce qui veut dire qu’elles sont plutôt profondes. Inactive au repos du pied, la pompe veineuse est mobilisée sous la pression musculaire et éjecte du sang vers la périphérie à l’appui du pied contre le sol pendant la marche ; elle se recharge lorsque le pied est décollé du sol.

Chargé de ravitailler le pied en sang oxygéné, l’artère dorsale du pied ou artère pédieuse est un prolongement de l’artère antérieure du tibia. Elle s’étend dans le dos du pied jusqu’au premier espace interosseux pour former l’arcade artérielle dorsale qui se subdivise en plusieurs branches allant vasculariser les espaces interosseuses.

Croisant la malléole du tibia d’arrière en avant, l’artère postérieure du tibia se scinde au niveau du pied, en deux artères plantaires. La première, l’artère plantaire latérale va former l’arcade plantaire latérale et donner des ramifications qui s’anastomosent avec l’arcade artérielle dorsale. La seconde est l’artère plantaire médiale.

Nerfs du pied

La face plantaire du pied comporte deux nerfs. Le premier, nervus plantaris medialis ou nerf plantaire médial provient d’une bifurcation du nerf du tibia dans la zone supérieure du canal calcanéen. Le second est le nerf plantaire latéral qui innerve est les deux derniers muscles lombricaux du pied.

Dans la plante du pied, le nerf plantaire médial s’étend vers l’avant à l’intérieur du muscle fléchisseur des orteils avant de se scinder en deux : le nerf plantaire collatéral médial de l’hallux se loge dans le gros orteil alors que la seconde partie se prolonge et se subdivise en trois pour donner le trio de nerfs interosseux (les premier, second et troisième nerfs interosseux) reparti dans les trois premiers espaces interdigitaux d’où leur dénomination de nerfs plantaires digitaux.

Chacun de ces derniers se scinde en deux : chaque partie médiale innerve le bord latéral de l’orteil en face tandis que la partie latérale va se loger dans le bord médial de l’orteil voisin.

Muscles du pied

Les muscles du pied se répartissent en cinq grands emplacements selon un tableau de synthèse réalisé conjointement par le professeur Gérard Outrequin, spécialiste en neuro-anatomie et Dr Bernard Boutillier, médecin généraliste.

Au dos du pied, se loge le muscle pédieux : il s’agit d’un muscle court extenseur de l’hallux (gros orteil) et des trois orteils suivants. Le cinquième orteil (ou petit orteil) bénéficie d’un muscle abducteur propre qui se trouve dans la loge plantaire latérale. A cet endroit, se situe un autre abducteur du petit orteil dit muscle opposant du cinquième orteil. Le muscle fléchisseur du petit orteil s’y trouve aussi.

Le muscle adducteur de l’hallux se trouve dans la loge plantaire médiale précisément au niveau de la phalange proximale de l’hallux et du sésamoïde.

Dans la loge plantaire médiane, on distingue trois sortes de muscles :

— un muscle court fléchisseur commun permet de plier les second, troisième et quatrième orteils ;

— le muscle carré plantaire permet de redresser le mouvement du long fléchisseur commun

— et quatre muscles lombricaux (en forme de vers de terre) qui permettent d’étendre les phalanges distales et intermédiaires et de fléchir les phalanges proximales.

Dans le compartiment des muscles plantaires intermédiaires, on distingue quatre muscles interosseux dorsaux fléchisseurs des phalanges situées à leur proximité et abducteurs des second, troisième et quatrième orteils. On y trouve aussi trois muscles interosseux plantaires qui favorisent le rapprochement et l’écartement des troisième, quatrième et cinquième orteils ainsi que le fléchissement de leurs phalanges proximales.

Peau du pied

Si la peau de la surface supérieure du pied est semblable à celle de l’ensemble du corps, il en va différemment de l’enveloppe cutanée plantaire. Ressemblant fortement à la paume des mains, la peau de la plante du pied a tendance à s’épaissir suivant les nombreuses sollicitations dont elle est l’objet (sauts, courses, marches). Elle peut atteindre 5 mm d’épaisseur alors que la peau du visage ne fait parfois que 0,02 mm.

Dépourvue de poils et de glandes sébacées, la peau de la plante du pied bénéficie de la plus importante concentration de glandes sudoripares du corps. Ces glandes sont utiles à la transpiration qui permet de conserver la souplesse et de réguler la température corporelle.

Les frottements et les pressions peuvent accélérer le processus de renouvellement des cellules de la peau de la plante du pied. Cette situation peut engendrer des callosités et divers autres problèmes.


Messages

  • 1er mars 2016, 17:35, par Mario Racine

    Quand je suis debout ou quand je marche, les orteils du pied gauche s engourdissent a ne plus les sentir. Quand j arrete et que je leve le pied pour une minute, tout revien a l ordre. Quel en est la cause et que puis je faire pour remedier a cela. Merci de votre reponse.

  • 2 mars 2016, 11:42, par Eymard

    Bonjour Mario,
    Certaines chaussures comme les tongs provoquent souvent des engourdissements aux orteils, allant jusqu’à leur insensibilité, en raison de la compression d’un nerf ou du manque du flux sanguin. Vérifiez que vous n’avez pas porté de (nouvelles) chaussures trop serrées ces temps-ci. Si c’est le cas, vous vous sentirez mieux une à trois semaines après l’arrêt du port de ces chaussures. Sinon, veuillez consulter un médecin proche de chez vous. Un diagnostic précoce est toujours préférable.

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