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Objets connectés de santé et prévention : usages et limites

Dispositifs connectés

Les dispositifs connectés de santé sont des montres, des capteurs portables et des applications qui mesurent en continu des données comme la fréquence cardiaque, l'activité physique, le sommeil ou la tension artérielle. Ils aident à repérer des anomalies, comme une fibrillation auriculaire, et à adopter de meilleures habitudes de vie. Ils ne remplacent pas un diagnostic médical et posent des questions de fiabilité et de protection des données.

Les montres intelligentes, les capteurs portables et les applications de suivi sont de plus en plus utilisés pour la prévention. Ils permettent de surveiller ses indicateurs de santé en temps réel et de repérer certains problèmes avant qu’ils ne s’aggravent.

Fonctionnement

Les dispositifs connectés, souvent appelés wearables, mesurent des données physiologiques comme la fréquence cardiaque, le niveau d’activité physique, la qualité du sommeil ou la tension artérielle. Ces informations sont collectées par des capteurs et transmises à une application sur smartphone, où l’utilisateur peut les consulter ou les partager avec un professionnel de santé. Certains appareils détectent des anomalies, comme des irrégularités du rythme cardiaque, et alertent l’utilisateur.

La société française Withings propose par exemple la ScanWatch, une montre capable d’enregistrer un électrocardiogramme (ECG) et de mesurer la saturation en oxygène du sang (SpO2).

Exemple de la fibrillation auriculaire

L’Apple Watch peut détecter des rythmes cardiaques irréguliers évocateurs de fibrillation auriculaire et inviter l’utilisateur à consulter. L’Apple Heart Study, menée par l’université Stanford et publiée en 2019 dans le New England Journal of Medicine, a suivi 419 297 participants : 0,52 % ont reçu une alerte de pouls irrégulier, et une fibrillation auriculaire a été confirmée chez 34 % de ceux qui ont ensuite porté un patch ECG.

Intérêt pour la prévention

Ces outils permettent à chacun de jouer un rôle actif dans le suivi de sa santé. En surveillant ses données, l’utilisateur peut repérer une évolution inquiétante, comme une hausse de la tension artérielle, et consulter plus tôt. Ils peuvent aussi encourager des changements de comportement, comme une activité physique régulière ou une meilleure hygiène de sommeil.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère les outils numériques comme un levier de prévention des maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, maladies respiratoires chroniques), qui causent 74 % des décès dans le monde, soit 41 millions par an.

Limites

Fiabilité

Certains appareils sont validés pour des mesures précises, mais ils ne remplacent pas un diagnostic médical. Les capteurs grand public peuvent produire des résultats imprécis, notamment pour la saturation en oxygène, et générer de fausses alertes.

Accès

Ces dispositifs sont souvent coûteux et nécessitent une connexion Internet, ce qui limite leur accès pour les populations à faible revenu ou vivant dans des zones mal desservies.

Protection des données

Les données de santé collectées doivent être protégées conformément au Règlement général sur la protection des données (RGPD). La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) recommande aux fabricants des mesures strictes contre les fuites de données.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com