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Il ne peut pas servir de prescription, ni remplacer un avis médical. Veuillez consulter votre médecin et suivre ses conseils en priorité.

Fibromes utérins : traitements et place de l’homéopathie

Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes, non cancéreuses, qui se développent dans le muscle de l’utérus. Ils concernent une femme sur trois, surtout entre 30 et 50 ans, et passent souvent inaperçus. Quand ils provoquent des règles abondantes, des douleurs ou une gêne, ils se traitent par médicaments, puis par chirurgie ou embolisation si besoin. Aucun remède homéopathique n’a démontré d’effet sur leur taille ou sur les saignements.

Fibromes utérins et homéopathie

Avertissement : l’efficacité de l’homéopathie n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placebo. En 2019, la Haute Autorité de santé a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante, et leur remboursement a pris fin en 2021. Cet article décrit des usages traditionnels : il ne remplace ni un avis médical ni un traitement prescrit. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Les fibromes, aussi appelés myomes ou léiomyomes, sont les tumeurs bénignes les plus fréquentes chez la femme. Selon l’Assurance Maladie, ils sont multiples dans 70 % des cas. Leur taille va de quelques millimètres à plusieurs centaines de grammes. On distingue les fibromes interstitiels, situés dans l’épaisseur du muscle, les sous-séreux, qui font saillie vers l’extérieur de l’utérus, et les sous-muqueux, qui font saillie dans la cavité utérine.

Causes et facteurs favorisants

Leur cause exacte est inconnue. Leur croissance dépend des estrogènes : ils peuvent grossir pendant la grossesse et régressent en général après la ménopause, sauf en cas de traitement hormonal. L’hérédité joue un rôle. La pilule estroprogestative n’augmente pas le risque.

Symptômes

De 20 à 50 % des femmes porteuses d’un fibrome n’ont aucun symptôme. Les autres peuvent présenter :

  • des règles abondantes et prolongées, parfois avec des caillots, ou des saignements entre les règles ;
  • une anémie par manque de fer, due à ces saignements répétés, avec fatigue et essoufflement ;
  • une sensation de pesanteur ou de masse dans le bas-ventre ;
  • des envies fréquentes d’uriner ou une constipation, quand le fibrome comprime la vessie ou le rectum ;
  • des difficultés à être enceinte, surtout avec un fibrome sous-muqueux.

Quand consulter, quand appeler le 15

Des règles anormalement abondantes ou des saignements en dehors des règles justifient une consultation chez le médecin traitant, le gynécologue ou la sage-femme. Le diagnostic repose sur l’examen gynécologique et l’échographie pelvienne, complétés si besoin par une IRM.

Il faut appeler le 15 en cas de saignement très abondant avec malaise, pâleur ou vertiges. Il faut aussi l’appeler en cas de douleur pelvienne brutale et intense, qui peut traduire la torsion d’un fibrome ou une nécrobiose, c’est-à-dire la destruction d’une partie du fibrome privé de sang.

Traitements reconnus

L’Assurance Maladie précise qu’aucun médicament ne fait disparaître définitivement les fibromes. Le choix du traitement dépend des symptômes, de l’âge et du désir de grossesse. Il se décide avec la patiente.

  • Surveillance : un fibrome sans symptôme n’est pas traité, sauf un fibrome sous-muqueux chez une femme qui souhaite une grossesse.
  • Médicaments, en première intention en cas de symptômes : stérilet au lévonorgestrel, acide tranexamique contre les saignements, antalgiques, fer en cas d’anémie. Les analogues de la GnRH réduisent temporairement le volume des fibromes avant une chirurgie. Certains progestatifs oraux sont désormais réservés à des situations précises, en raison d’un risque de méningiome signalé par l’ANSM.
  • Chirurgie ou embolisation, après échec des médicaments ou en cas d’hémorragie, de douleur importante, d’infertilité ou de fibrome volumineux : myomectomie, qui retire le fibrome et conserve l’utérus, hystérectomie, ou embolisation des artères utérines.

Homéopathie : ce que disent les données

La tradition homéopathique cite Fraxinus americana, Folliculinum, China rubra et Calcarea carbonica dans les fibromes utérins. Aucune étude n’a montré que ces granules réduisent la taille d’un fibrome, empêchent sa croissance ou diminuent les saignements. En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante. Elle rappelle que leur usage ne doit pas retarder les soins nécessaires. Des saignements abondants non traités peuvent entraîner une anémie sévère. Tout saignement anormal, surtout après la ménopause, doit être exploré par un médecin.

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Sources

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