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Selfitis : addiction aux selfies, un trouble non reconnu

Selfitis

Le selfitis ou selfite désigne la prise compulsive de selfies, ces autoportraits photographiques habituellement publiés ou partagés sur les réseaux ou médias sociaux. Ce n’est pas un trouble mental reconnu par l’OMS ni par l’Association américaine de psychiatrie. Pour rappel, le terme ‘’Selfie’’ provient d’un mot anglais ‘’self’’ qui signifie ‘’soi’’. Le suffixe "ie" a été ajouté pour former un mot, emprunté de l’anglais, qui fait allusion à une photo prise de soi, par soi-même et généralement par le biais d’un smartphone ou d’une webcam.

Qu’est ce qu’un selfitis ?

Le mot selfitis est utilisé pour décrire les sujets obsédés par les selfies. Il s’agit d’une prise de selfies de manière obsessionnelle. Ce comportement est caractérisé par une envie obsessionnelle de prendre des photos de soi-même et de les publier sur les réseaux sociaux. C’est une addiction aux selfies, marquée par un comportement obsessionnel (prise de selfies). Le selfitis n’est pas reconnu comme un trouble mental par l’Association américaine de psychiatrie ni par l’OMS : l’annonce de son classement par l’APA, publiée en 2014 sur un site satirique, était un canular. Des chercheurs (Balakrishnan et Griffiths, 2017) ont ensuite étudié ce comportement à l’aide d’une échelle de mesure, sans en faire une maladie reconnue.

Origine

Les facteurs susceptibles de favoriser cette addiction aux selfies sont divers. Ce désir compulsif de prendre des photos de soi-même et de les afficher sur les médias sociaux peut être lié à une envie de compenser le manque d’estime de soi. Le désir de combler un vide dans l’intimité ou de réduire un niveau de stress peut amener un sujet à s’adonner aux selfies.

Cette addiction peut également se manifester chez un sujet en quête d’attention ou affecté par un manque de confiance en soi. Le sujet ayant un faible niveau ou un manque de confiance en soi prend et publie constamment des images de lui-même dans le but de mettre en valeur son statut social. Il essaye, ainsi, de maintenir ou d’améliorer son estime de soi. Il se sent valoriser lorsqu’il reçoit beaucoup de clics ‘’j’aime’’ sur les réseaux sociaux. Il est en quête de reconnaissance de la part de ses pairs ou ressent un besoin obsessionnel d’attention sociale. En plus du manque d’estime de soi, d’autres facteurs peuvent être lié à ce comportement, notamment, la dépression, la solitude, l’obsession.

Symptômes

Le selfitis désigne un besoin compulsif de se prendre sans arrêt des photos et de les publier sur les réseaux sociaux. Il y a donc une prise incessante de selfies par le biais d’un smartphone. Le sujet éprouve un besoin irrésistible de publier ses photos sur les réseaux sociaux. Trois niveaux d’addiction aux selfies ont été décrits dans le canular de 2014 ; ils n’ont pas de validité médicale.

#1 Au stade borderline, le sujet prend au moins trois photos au cours de la journée, mais ne les poste pas sur les réseaux sociaux.

#2 Au stade aigu, le sujet prend au moins trois photos par jours et les poste sur les réseaux sociaux.

#3 Au stade chronique, la personne ne peut pas contrôler le besoin irrépressible de prendre des photos de soi-même tout le temps (allant jusqu’à publier plus de six selfies par jour).

Traitement

Le selfitis n’étant pas une maladie reconnue, il n’existe pas de traitement spécifique. Mais, il est possible de réduire la dépendance à la prise de photo de soi-même en lâchant son smartphone.

Aussi, le sujet devra trouver un autre moyen pour combler son manque d’estime ou de confiance en soi afin de ne plus avoir besoin de selfies.
La thérapie cognitivo-comportementale est utilisée dans le but d’aider le sujet afin qu’il puisse reconnaître les raisons de son addiction aux selfies et apprendre à modérer cette addiction.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

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