Avertissement : l’efficacité de l’homéopathie n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placebo. En 2019, la Haute Autorité de santé a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante, et leur remboursement a pris fin en 2021. Cet article décrit des usages traditionnels : il ne remplace ni un avis médical ni un traitement prescrit. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.
Le cristallin est une lentille transparente située derrière l’iris. Il fait converger la lumière sur la rétine et permet de passer de la vision de loin à la vision de près. Avec l’âge, les protéines qui le composent se modifient et le rendent opaque. Selon l’Assurance Maladie, on parle de cataracte quand des lunettes ne suffisent plus à corriger la gêne visuelle. Sans opération, la baisse de vision est progressive et irréversible.
Causes et facteurs de risque
- le vieillissement, cause de loin la plus fréquente ;
- l’exposition aux ultraviolets et le tabagisme, qui accélèrent ce vieillissement ;
- le diabète et certaines maladies hormonales ;
- la prise prolongée de corticoïdes et la radiothérapie près de l’œil ;
- un traumatisme de l’œil, une forte myopie, une uvéite ou une chirurgie oculaire antérieure ;
- plus rarement, une cause congénitale chez le nouveau-né, qui impose une opération rapide.
Symptômes
Les symptômes s’installent lentement, sur des années :
- vision floue ou voilée, de loin comme de près ;
- éblouissement à la lumière vive, gêne pour conduire la nuit ;
- halos autour des phares et des lampadaires ;
- couleurs ternes ou jaunies ;
- lunettes qui paraissent moins efficaces.
Quand consulter
L’Assurance Maladie conseille un contrôle ophtalmologique régulier à partir de 40 ans, et un suivi à poursuivre après 65 ans. Toute baisse de vision justifie un rendez-vous chez l’ophtalmologiste. Celui-ci pose le diagnostic par un examen de l’œil et vérifie l’absence d’autre maladie, comme un glaucome ou une DMLA.
Une perte de vision brutale, un rideau noir devant l’œil, ou un œil rouge et douloureux ne relèvent pas de la cataracte : ce sont des urgences qui imposent une consultation immédiate, ou un appel au 15. Après une opération de la cataracte, une douleur, une rougeur ou une baisse de vision doivent faire contacter sans attendre le chirurgien, car elles peuvent signaler une infection.
Traitement reconnu : la chirurgie
Tant que la gêne est modérée, une surveillance, des lunettes adaptées et un meilleur éclairage suffisent. L’opération est proposée quand la vision, malgré les lunettes, retentit sur la vie quotidienne ou professionnelle. Elle l’est aussi quand la cataracte empêche l’examen du fond d’œil, ou pour prévenir certaines complications.
L’intervention se fait le plus souvent en ambulatoire et sous anesthésie locale. Le chirurgien fragmente le cristallin opaque par ultrasons, l’aspire et le remplace par un implant intraoculaire définitif. Les deux yeux sont opérés à quelques semaines d’intervalle. Selon l’Inserm, près de 600 000 personnes sont opérées chaque année en France, et plus de 90 % retrouvent une très bonne vision en quelques jours.
Homéopathie : ce que disent les données
La tradition homéopathique cite Silicea, Secale cornutum, Cristallin, Naphtalinum, Thiosinaminum, Causticum, Calcarea fluorica, Carbo animalis et Calcarea carbonica pour freiner la cataracte. Aucune étude n’a montré qu’un de ces remèdes ralentit l’opacification du cristallin ou améliore la vision. En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante. Elle rappelle que leur usage ne doit pas retarder les soins nécessaires. Une cataracte gênante n’a pas d’autre traitement que l’opération. Différer celle-ci prolonge la baisse de vision et le risque de chute ou d’accident de la route.

