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Sainte SantéPsychologieAdolescentsCrise d’originalité
Crise d'originalité

Les adolescents et la crise d’originalité

Au cours de l’adolescence, les transformations physiologiques s’accompagnent d’une crise d’originalité qui débute vers 15 ans chez les garçons et 14 pour les filles ou un peu plus tôt. Parfois discrète, cette crise est une phase du développement psychosocial. Elle est caractérisée par un besoin d’originalité qui peut être très accentué. Elle s’accompagne d’un désir de singularité avec un besoin impérieux d’être unique et une propension à faire de soi, un être exceptionnel, différent des autres.

Cette crise d’originalité qui permet à l’adolescent de se distinguer et de se différencier, éclate soudainement et se manifeste de différentes manières, soit sous une facette individuelle, soit sous une facette sociale.

La facette individuelle de la crise d’originalité

La face individuelle de la crise d’originalité est caractérisée par une affirmation exaltée de soi. Ce faisant, elle favorise une affirmation consciente du moi qui se retrouve à des degrés divers chez l’adolescent. La prise de conscience de soi est associée à une très forte affirmation de soi. Les prises de position sont également plus affirmées avec une excentricité dans le langage et l’écriture. L’adolescent cherche à se singulariser à travers un langage particulier marqué par des expressions rares, des mots insolites.

Aussi, le langage peut être grossier ou même ordurier. Avec une horreur viscérale de la banalité, l’adolescent se démarque de ses parents et de l’entourage familial à travers l’adoption de nouvelles attitudes, des excentricités dans le comportement et dans le style vestimentaires dans le but de rompre avec la norme des conduites antérieures et de se singulariser à tout prix. Cette singularisation est le reflet du désir d’originalité qui se manifeste également par une solitude affichée, la passion de refaire le monde et des velléités de transformation du monde.

La facette sociale de la crise d’originalité

La face sociale de la crise d’originalité est marquée par une période de révolte à l’égard des adultes. L’adolescent qui ne supporte plus rien, manifeste une révolte à l’encontre des institutions et à l’égard des valeurs des idées qui portent atteinte à son indépendance et son affirmation de soi. Il refuse les valeurs et les normes des adultes. Il développe un ensemble de comportements opposés aux normes émanant des adultes. Il manifeste de façon ostentatoire son désir d’indépendance à travers des comportements exercés à l’encontre des normes sociales.

Fuguer peut se faire sur un coup de tête ou émanant d’un malaise profond. Comprendre les raisons qui motive un adolescent qui quitte subitement la maison permet de mieux gérer la situation.

Les raisons

Les facteurs déclencheurs d’une fugue sont en relation directe avec la famille, en l’occurrence un contexte familial difficile ou des conflits familiaux. La fugue peut surgir dans une période de conflit avec les parents. L’adolescent qui ne se sent pas entendu, ni respecté, peut passer à l’acte pour protester contre une situation familiale ou pour exprimer un sentiment de mal-être. Il est affecté par un manque d’écoute, de communication ou de compréhension dans le cercle familial.

La fugue qui cache un profond malaise, apparaît comme un moyen pour fuir une réalité jugée insupportable. Cette fuite intervient lorsque l’adolescent ne parvient pas à dépasser ou à exprimer à travers des mots, ce mal-être. Il fugue en réaction à cette carence relationnelle dans le but d’attirer l’attention des parents.

Aussi, l’adolescent fugue pour fuir un noyau familial empreint d’abus, de violence, de négligence ou qui ne privilégie pas l’expression de ses besoins. Le jeune choisit la fugue comme moyen pour revendiquer un besoin de liberté et d’autonomie.

La gestion du retour de fugue

Une meilleure gestion du retour de fugue permet d’éviter les cas de récidive. Pour ce faire, les parents doivent garder leur calme et accueillir gentiment l’adolescent tout lui exprimant leur amour et en lui faisant savoir qu’il est important pour eux.

L’instauration d’un dialogue constructif avec l’adolescent est nécessaire. Il convient d’éviter toute attitude qui consiste à le blâmer ou à le culpabiliser. L’adolescent doit pourvoir bénéficier d’une excellente qualité d’écoute qui lui permet d’exprimer aisément ses sentiments et de parler de sa fugue.

Par ailleurs, les parents doivent également exprimer ce qu’ils ressentent (souci, angoisse) dans le but de faire comprendre à l’adolescent qu’ils sont également affectés par ce passage à l’acte.

En cas de fugue à répétition, la consultation d’un spécialiste de la santé mentale, notamment un psychologue ou un psychiatre, est nécessaire en vue de fournir une aide appropriée à l’adolescent.

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com, téléphone:+225 47 36 37 67

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