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Mononucléose infectieuse : symptômes, soins et homéopathie

Mononucléose infectieuse et homéopathie

La mononucléose infectieuse est une maladie virale due au virus d’Epstein-Barr, de la famille des herpès virus, transmise surtout par la salive. Elle se manifeste par une grande fatigue, une forte fièvre, une angine et de gros ganglions dans le cou, le plus souvent chez l’adolescent et le jeune adulte. Il n’existe pas de traitement spécifique : la maladie guérit d’elle-même, avec du repos et du paracétamol contre la fièvre. Aucun remède homéopathique n’en raccourcit la durée.

Avertissement : l’efficacité de l’homéopathie n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placebo. En 2019, la Haute Autorité de santé a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante, et leur remboursement a pris fin en 2021. Cet article décrit des usages traditionnels : il ne remplace ni un avis médical ni un traitement prescrit. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

La mononucléose infectieuse doit son nom à une anomalie de la prise de sang : une forte augmentation de certains globules blancs, appelés cellules mononucléées. Selon l’Assurance Maladie, environ 90 % des adultes ont déjà été en contact avec le virus d’Epstein-Barr. Chez l’enfant, ce premier contact passe souvent inaperçu. Il donne plus souvent une mononucléose quand il survient à l’adolescence.

Transmission

Le virus se transmet par contact direct, en particulier le baiser, et par la salive : verres, couverts ou brosses à dents partagés. La contagion est maximale pendant la phase de fièvre. Le virus reste présent dans la salive jusqu’à six mois après. Il persiste ensuite à vie dans l’organisme, sans provoquer de nouvelle mononucléose.

Symptômes

Après une incubation de 4 à 7 semaines, la maladie associe :

  • une fatigue intense, souvent le symptôme le plus marqué ;
  • une fièvre souvent supérieure à 39 °C pendant 7 à 14 jours ;
  • une angine avec de grosses amygdales recouvertes de dépôts blanchâtres ;
  • de gros ganglions dans le cou ;
  • une rate augmentée de volume, chez plus de la moitié des malades selon le Manuel MSD.

Les symptômes s’atténuent en général au bout de deux semaines. La fatigue peut persister plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.

Quand consulter, quand appeler le 15

Une personne qui pense avoir une mononucléose doit consulter son médecin traitant. L’Assurance Maladie demande de consulter en urgence en cas de :

  • douleur violente du ventre à gauche, sous les côtes, qui peut signaler une rupture de la rate et impose d’appeler le 15 ;
  • difficulté à avaler ou à respirer, ou fièvre très élevée ;
  • enfant qui n’arrive pas à boire suffisamment ;
  • jaunisse, faiblesse des membres ou autres signes nouveaux ;
  • absence d’amélioration ou aggravation après deux semaines.

Diagnostic

Le médecin examine la gorge, les ganglions et palpe la rate. Un test rapide d’orientation diagnostique (Trod angine) écarte une angine à streptocoque. Une prise de sang confirme le diagnostic : syndrome mononucléosique, anticorps contre le virus (MNI test) et bilan du foie.

Traitement reconnu

Il n’existe pas de traitement spécifique. La maladie étant virale, les antibiotiques sont inutiles. La prise en charge recommandée par l’Assurance Maladie comprend :

  • le repos, avec un arrêt de travail ou une absence scolaire si besoin ;
  • le paracétamol contre la fièvre et la douleur ;
  • l’éviction des anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, kétoprofène) en automédication ;
  • des boissons fraîches et l’arrêt de l’alcool, car le foie peut être touché ;
  • l’arrêt des sports de contact et du port de charges lourdes jusqu’à la guérison complète, pour protéger la rate.

Une hospitalisation reste exceptionnelle et réservée aux complications.

Homéopathie : ce que disent les données

La tradition homéopathique cite Mercurius solubilis, Natrum muriaticum, Thymuline, Kalium phosphoricum et China rubra dans la mononucléose et la fatigue qui la suit. Aucun essai n’a montré que ces granules raccourcissent la maladie ou la fatigue. En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante. Elle rappelle qu’un médicament n’est pas toujours nécessaire pour une maladie qui guérit spontanément, et que l’homéopathie ne doit pas retarder les soins nécessaires. Une douleur abdominale à gauche ou une gêne pour respirer impose un avis médical immédiat.

Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com