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Millepertuis : usages, posologie et interactions

Millepertuis

Autrefois considéré comme une plante magique, le millepertuis ou millepertuis officinal est une plante de la famille des hypéricacées. Apprécié en phytothérapie pour son effet antidépresseur, le millepertuis est utilisé, sur avis médical, pour traiter les dépressions légères à modérées.

Employé depuis plus de 2000 ans dans la médecine traditionnelle, le millepertuis était censé faire fuir les mauvais esprits d’où son appellation chasse-diable. Cette plante herbacée est cultivée pour ses fleurs et ses feuilles aux propriétés sédatives et antioxydantes.

Composition

L’analyse chimique du millepertuis a permis d’isoler le principal principe actif qui est hypéricine. C’est cette molécule qui une fois dans l’organisme agit sur les neurotransmetteurs responsables du changement d’humeur. On retrouve également des flavonoïdes (antioxydants), de l’huile essentielle, de la résine, des acides-phénols, des tanins, de l’hyperforine et des xanthones.

Vertus

Le millepertuis est utilisé en usage interne et externe pour son effet antiseptique, antidépresseur, antiviral, anti-inflammatoire, apaisant, eudermique et cicatrisant.

Le millepertuis est utilisé pour le traitement des dépressions légères à modérées. Son effet sur le stress, l’anxiété ou l’insomnie n’est pas démontré en dehors d’une humeur légèrement abaissée.

Quant à l’huile de millepertuis, elle peut être appliquée en massage ou en cataplasme pour soulager les douleurs musculaires ou les névralgies et aussi pour faciliter la cicatrisation des plaies et des brulures.
Son effet sur les bouffées de chaleur et les palpitations de la ménopause ou du syndrome prémenstruel n’est pas démontré.

Mode d’emploi

Le millepertuis peut être consommé sous forme d’infusion, de teinture mère, de poudre, d’huile essentielle, de cataplasme et d’extraits standardisés.

Il est conseillé de consommer les remèdes faits à base de millepertuis au cours des repas. Cela permet d’éviter des troubles gastriques. Aussi, pour pouvoir ressentir les effets bénéfiques de cette plante, il faut que le traitement dure au minimum deux semaines.

Les posologies dépendent de la préparation : il faut suivre la notice et demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, en raison des nombreuses interactions médicamenteuses.

Contre les brulures et les plaies, appliquer directement l’huile de millepertuis sur les zones touchées.
Pour soulager les douleurs provoquées par les crampes ou les névralgies, masser la zone concernée avec cette même huile.

Sous forme d’extrait standardisé solide, le dosage est de 300 mg trois fois par jour. En extrait liquide, il est conseillé de prendre entre 1 et 2 ml trois fois par jour.

Risques et mise en garde

La consommation de millepertuis est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement. Son usage est aussi contre indiqué chez l’enfant de moins de 6 ans. En outre, l’hypéricine contenu dans cette plante a un effet photosensibilisant. Il ne faut donc pas s’exposer au soleil après avoir appliqué de l’huile de millepertuis. Le millepertuis peut provoquer des effets indésirables (troubles digestifs, photosensibilisation) et interagit avec de nombreux médicaments, notamment les contraceptifs oraux, les anticoagulants, les antidépresseurs, la ciclosporine et certains traitements contre le VIH. Un avis médical ou pharmaceutique est nécessaire avant toute utilisation. Il est néanmoins contre indiqué chez les personnes atteintes de troubles bipolaires, de problèmes de fertilité, de la maladie d’Alzheimer et chez celles atteintes de schizophrénie.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com