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Sainte SantéPathologieDermatosesUlcère de Buruli

Diagnostiquer, soigner et prévenir l’ulcère de Buruli

Ulcère de Buruli

L’ulcère de Buruli est une affection cutanée causée une bactérie appelée Mycobacterium ulcerans. Il occupe, après la lèpre et la tuberculose, la troisième place sur la liste des maladies mycobactériennes affectant l’homme. Méconnu, l’ulcère de Buruli est une maladie invalidante, qui cause des ravages dans le monde et surtout en Afrique, particulièrement dans les pays du golfe de Guinée.

La maladie survient généralement chez les enfants vivant en zone rurale dans les régions tropicales. La maladie se guérit par une association d’antibiotiques. Cependant, cette affection laisse des séquelles car les patients se présentent, la plupart du temps, très tardivement au centre de santé et surtout lorsque la lésion a déjà atteint un stade critique.

Manifestations, symptômes et mode transmission

L’ulcère de Buruli est une maladie douloureuse et invalidante, qui touchent le plus souvent les membres inférieurs et parfois les bras. Elle n’est pas une maladie contagieuse et le taux de mortalité des personnes atteintes ne dépasse pas 5%.

De façon générale, cette maladie débute par un bouton appelé nodule qu’on confond généralement avec un furoncle. Parfois, il commence sous la forme d’une large plaque indolore, puis évolue lentement sans douleur, ni fièvre. C’est la raison pour laquelle les malades tardent à se présenter dans un centre de santé pour une prise en charge afin d’éviter ses conséquences désastreuses.

La douleur n’apparait que lorsque les muscles ou les os sont atteints. A défaut de soins, le nodule se transforme en un ulcère (destruction massive des tissus) qui, en un mois, devient une plaie de grande taille et profonde dont la cicatrisation est difficile.

Cette bactérie détruit la peau, les muscles et peut parfois atteindre les os, ce qui occasionne souvent des déformations et des incapacités permanentes.

Le mode exact de transmission de <em<Mycobacterium ulcerans demeure inconnu. Cependant, certains êtres vivants pourraient être des vecteurs de transmission ou réservoirs de la bactérie. A leur nombre on compte les insectes aquatiques (les punaises d’eau), les moustiques adultes ou d’autres arthropodes piqueurs. Des études en laboratoire ont diagnostiqué la présence de Mycobacterium ulcerans chez des koalas, potorou, chevaux, chiens, alpagas...

Diagnostic, traitement et prévention

Il n’existe pas d’examen fiable pour déceler la maladie. La méthode de confirmation la plus usitée demeure l’amplification génique (PCR) de la séquence IS2404 dont les résultats sont disponibles en deux (2) jours.

Le traitement antibiotique administré pendant une période de deux mois est le plus efficace. Ce traitement consiste en une association d’antibiotiques. Il y a, en premier lieu, le couple rifampicine et streptomycine. Toutefois, l’administration de la streptomycine est déconseillée aux femmes enceintes.

Ensuite, certains spécialistes préfèrent l’association de la rifampicine et de la clarithromycine, qui peut être prescrite pendant la grossesse. Le traitement chirurgical est également recommandé lorsque l’infection s’est propagée à l’os afin de prévenir les invalidités. Les chirurgiens procèdent à une incision de la partie malade pour ensuite réaliser une greffe de la peau.

En l’absence de vaccin pour la prévention de l’ulcère de Buruli, le diagnostic et le traitement précoces sont les seuls moyens pour limiter le taux de mortalité et éviter les incapacités. Toutefois, certaines recherches ont montré que la vaccination avec le bacille de Calmette-Guérin (BCG) semble fournir une protection à court terme.

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

Messages

  • , par jose kisi

    J ai un frère qui en souffre, mais on ne trouve pas me streptomycine comme prescrit par le médecin. Peut on utiliser le trobicine en lieu et place du strepto ?

    • , par Eymard

      Bonjour Jose Kisi,
      Non, contre l’ulcère de Buruli, Trobicine ne remplace pas Streptomycine. Merci de contacter votre médecin ou de prendre conseil auprès d’un pharmacien.

  • , par Valérie

    J’ai eu cette maladie a l’âge de 15 ans et depuis j’ai 31 ans, la plaie est finie mais le pieds gauche est rester toujours gros (enflé) je marche sans douleur. Mais sa me gène vu que j’ai un pied qui est plus gros que l’autre. Aidez moi par vos conseil soigner cela. Merci

    • , par Eymard

      Bonjour Valérie,

      Parlez-en au préalable aux professionnels de la santé qui sont près de chez vous. Ils pourront vous conseiller la thérapie la plus adaptée, après des examens appropriés.

      Merci

  • , par Serge

    Bonjour Mme, M.

    Je viens de constater une plaque sur le coté droit de ma jambe droite, environ 5-10 cm de diamètre, près du genou. Il n’ya pas de couleur apparente ni de délimitation apparente. Couleur normale comme le reste de la peau (C’est au toucher que je sens la présence de la plaque). La partie est comme légèrement anesthésiée, un peu insensible. Elle est indolore, mais lorsque je la pince, je sens le pincement. Dois-je craindre une maladie infectieuse de type ulcère de burili ou lèpre ? Ou puis-je me diriger pour des consultations et quels types d’examens sont recommandés ? Merci de me répondre car très inquiet. Je vous remercie. Serge. Abidjan

    • , par Eymard

      Bonjour Serge,
      En Côte d’Ivoire, pour le diagnostic de maladies mycobactériennes (lèpre, ulcère de Buruli et tuberculose), vous pouvez vous rendre dans un centre national de référence. A Abidjan Cocody, c’est à l’Institut Pasteur sis au sein du CHU de Cocody.
      Merci

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