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Automutilation infantile

L’enfant qui s’automutile

Un enfant peut adopter un comportement autodestructeur se manifestant par des dommages physiques au niveau du corps. Cette souffrance infligée est un acte délibéré sans intention suicidaire. Un profond malaise, un manque affectif et le désir d’imiter une idole constituent entre autres des situations qui peuvent amener un enfant à s’automutiler intentionnellement. Malgré la grande variété des éléments déclencheurs, les spécialistes de la psychologie de l’enfant ont pu suggérer des moyens pour aider les victimes à en sortir.

L’automutilation est avant tout un acte de barbarisme portée sur soi-même. Ses manifestations chez l’enfant sont légion, et parfois spectaculaires.

Manifestations

L’automutilation infantile se manifeste sous plusieurs formes. Très tôt, un enfant au cours des crises de colère entre 18 mois et 3 ans, peut se faire du mal intentionnellement en se cognant la tête. Avant l’adolescence, les enfants peuvent s’infliger volontairement des blessures sans intention de s’ôter la vie. Ils se frappent, se grattent et s’égratignent en se frottant sur un mur rugueux.

Plus grave, ils peuvent même se couper avec une lame ou un couteau, se brûler à l’aide d’une cigarette par exemple. Se faire des déchirures sur le corps et se cogner avec un objet capable de blesser sont aussi des faits courants. Les actes d’automutilation peuvent également se présenter sous forme de coups portés sur soi, de griffures ou de morsures dans le but de s’infliger une blessure volontairement.

Pourquoi un enfant s’automutile-t-il ?

Les enfants qui ne parviennent pas à exprimer leurs émotions et leurs sentiments peuvent s’automutiler pour exprimer une tristesse profonde. Ils s’infligent des blessures volontaires pour réduire une détresse psychologique ou pour extérioriser une colère, une douleur intérieure.

Ne pouvant pas exprimer certaines pensées négatives ou des émotions bouleversantes, des enfants s’automutilent. Ces actes d’auto-agression peuvent être associés à un profond malaise, un environnement affectif pauvre, à un dégoût de soi, à un besoin, celui de soulager des sentiments angoissants. Parfois, l’automutilation peut être l’imitation des actes perpétrés par un individu ou aperçus à la télévision, sur internet.

Comment aider l’enfant qui s’automutile ?

La persistance des actes mutilation, nécessite l’intervention d’un professionnel de la santé mentale. En attendant, les non spécialistes peuvent aider l’enfant qui s’auto mutile en l’écoutant patiemment et en manifestant la bienveillance et la compassion à son égard, sans le juger. Ainsi, il convient d’éviter les menaces, les punitions sévères ou de faire des sermons à l’enfant qui s’inflige des blessures.

Les parents doivent initier le dialogue avec l’enfant dans le but d’identifier le problème et de trouver les stratégies adéquates pour surmonter les angoisses, la souffrance psychologique. Il s’agit de renforcer ses compétences individuelles en l’aidant à mieux communiquer pour qu’il puisse parvenir à gérer les conflits et à obtenir le soutien de ses parents ou de toute personne bienveillante au lieu de recourir à l’automutilation.

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

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