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Maladies de la prostate : traitements et homéopathie

Maladies de la prostate et homéopathie

La prostate est une glande masculine située sous la vessie, autour de l’urètre, qui produit une partie du liquide séminal. Elle peut être le siège de trois maladies principales : la prostatite, une inflammation souvent d’origine infectieuse, l’adénome, une augmentation bénigne de volume, et le cancer. Chacune a des traitements reconnus : antibiotiques, médicaments, chirurgie, radiothérapie ou surveillance. Aucun remède homéopathique n’a démontré d’effet sur ces maladies.

Avertissement : l’efficacité de l’homéopathie n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placebo. En 2019, la Haute Autorité de santé a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante, et leur remboursement a pris fin en 2021. Cet article décrit des usages traditionnels : il ne remplace ni un avis médical ni un traitement prescrit. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

Les troubles urinaires de l’homme après 50 ans sont fréquents et le plus souvent bénins. Ils doivent pourtant être examinés par un médecin, car les mêmes symptômes peuvent relever de maladies différentes.

La prostatite

Selon le Manuel MSD, la prostatite associe une douleur et un gonflement de la prostate, souvent avec une inflammation. Elle provoque des douleurs entre les bourses et l’anus, dans le bas du dos ou les testicules, des envies d’uriner fréquentes et pressantes, et des brûlures en urinant.

La prostatite bactérienne aiguë est la forme la plus grave. Elle s’accompagne d’une fièvre élevée, de frissons, de difficultés à uriner, parfois de sang dans les urines. Le diagnostic repose sur l’examen et l’analyse d’urine avec mise en culture. Le traitement est un antibiotique qui pénètre dans la prostate, pris plusieurs semaines. Les formes chroniques sans infection se traitent par des antalgiques, des alpha-bloquants et des mesures locales.

L’adénome de la prostate

L’adénome, ou hypertrophie bénigne de la prostate, n’est pas un cancer. Selon l’Assurance Maladie, presque tous les hommes de plus de 70 ans en ont un. En comprimant l’urètre, il provoque des levers nocturnes pour uriner, des envies pressantes, un jet faible ou haché et une sensation de vessie mal vidée. Le diagnostic repose sur le toucher rectal et une analyse d’urine.

Le traitement dépend de la gêne :

  • surveillance et règles d’hygiène de vie quand l’adénome est bien toléré : réduire la caféine, l’alcool et les boissons le soir ;
  • médicaments quand la gêne est modérée : alpha-bloquants (tamsulosine, alfuzosine), qui facilitent la miction, et inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (finastéride, dutastéride), qui réduisent le volume de la prostate ;
  • chirurgie en cas d’échec ou de complication, en général par les voies naturelles.

Le cancer de la prostate

Au début, le cancer de la prostate ne donne aucun symptôme. Il est suspecté au toucher rectal ou par un dosage sanguin du PSA, puis confirmé par des biopsies. Le dépistage systématique par PSA n’est recommandé par aucune autorité de santé en France chez les hommes sans symptôme : il se discute avec le médecin, après information sur ses avantages et ses inconvénients. Selon le stade et l’âge, le traitement repose sur une surveillance active, la chirurgie (prostatectomie), la radiothérapie ou l’hormonothérapie, décidés en réunion de spécialistes.

Quand consulter, quand appeler le 15

Tout trouble urinaire persistant, du sang dans les urines ou le sperme, ou une douleur à l’éjaculation justifient une consultation chez le médecin traitant. Il faut appeler le 15 ou aller aux urgences en cas de :

  • impossibilité brutale d’uriner avec une vessie pleine et douloureuse (rétention aiguë d’urine) ;
  • fièvre élevée avec frissons et brûlures urinaires, qui peut signaler une prostatite aiguë ;
  • sang abondant dans les urines avec caillots.

Homéopathie : ce que disent les données

La tradition homéopathique cite Chimaphila umbellata, Silicea, Prostate, Rana bufo, Digitalis purpurea, Sabal serrulata, Selenium metallicum et Opium dans les maladies de la prostate. Aucune étude n’a montré que ces granules guérissent une prostatite, réduisent un adénome ou agissent sur un cancer. L’affirmation selon laquelle Sabal serrulata réduirait la prolifération des cellules cancéreuses n’est pas démontrée. En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante. Elle rappelle que leur usage ne doit pas retarder les soins nécessaires, en particulier pour les maladies graves et évolutives. Une prostatite bactérienne non traitée par antibiotiques peut évoluer vers une infection grave. Un cancer pris en charge tard peut perdre ses chances de guérison.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

Messages

  • , par Defend jean luc

    Bonsoir, merci pour ces conseilles s’il vous est possible , dans mon cas 64 ans sans leucocyturie ni hématurie, hypertrophie prostatique), PSA 4.2 ng/ml, on me prescrit un alphalytique UROREC avec toutes ces contre indication je ne me soigne qu’avec homéopathie en générale , plusieurs chose s me sont conseillez :
    Prostate 7ch + rana bufo 4ch 3 granules 3/jours digitalis purpurea+ sabal serrulata+ sélénium dilution 5 ch +opium 9 ch 3Gr. 3/jour ok
    Je prend déjà en complément ( laboratoire Serenalp du prostaneo(a base de ;:sawpalmetto, ortie, pygeum, lycopène,pollen et zinc.
    Ainsi que du lab herbolistique Man 50 curcuma poudre de palmier de floridepygeum, glucorate de zinc, vitamine E, extrait de lycopene.
    on me parle aussi de belladona et de conium maculatum 5 ch , j’avous que je ne sais pas si tout cela est necesssaire et compatible pourriez vous m’éclairer merci et bonne année .