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Insuffisance rénale chronique : traitements et homéopathie

Insuffisance rénale chronique et homéopathie

L’insuffisance rénale chronique est une diminution durable et irréversible de la capacité des reins à filtrer le sang. Elle est longtemps silencieuse et se dépiste par une prise de sang et une analyse d’urine. Son évolution peut être ralentie par le traitement de la cause, le contrôle de la tension artérielle et des mesures de protection des reins. Aucun remède homéopathique n’a démontré d’effet sur cette maladie.

Avertissement : l’efficacité de l’homéopathie n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placebo. En 2019, la Haute Autorité de santé a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante, et leur remboursement a pris fin en 2021. Cet article décrit des usages traditionnels : il ne remplace ni un avis médical ni un traitement prescrit. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.

La maladie rénale chronique désigne une perte progressive des fonctions des reins, quelle qu’en soit la cause. Les reins filtrent le sang, maintiennent l’équilibre en eau et en sels minéraux et produisent des hormones. En dessous d’un certain seuil de filtration, on parle d’insuffisance rénale chronique. Son stade ultime, l’insuffisance rénale terminale, impose une dialyse ou une greffe de rein.

Causes et facteurs de risque

Selon l’Assurance Maladie, le diabète et l’hypertension artérielle sont responsables de près d’un cas sur deux. Les autres causes sont les maladies auto-immunes touchant les glomérules (lupus), la polykystose rénale, les obstacles chroniques sur les voies urinaires (calculs, malformations), certains médicaments toxiques pour le rein (anti-inflammatoires en particulier) et l’exposition à des toxiques.

Symptômes et diagnostic

La maladie reste longtemps sans symptôme. Uriner normalement ne prouve pas que les reins fonctionnent bien. Quand les signes apparaissent, ils sont peu spécifiques : fatigue, perte d’appétit, nausées, amaigrissement, œdèmes, démangeaisons, crampes.

Le diagnostic repose sur deux examens prescrits par le médecin traitant :

  • une prise de sang qui dose la créatinine et permet d’estimer le débit de filtration glomérulaire (DFG) ;
  • une analyse d’urine qui recherche de l’albumine (albuminurie).

Un DFG inférieur à 60 ml/min/1,73 m², ou une albuminurie anormale, confirmé à trois mois d’intervalle, définit la maladie. Le DFG permet de classer la maladie en cinq stades. Le stade 5, avec un DFG inférieur à 15, correspond à l’insuffisance rénale terminale. Les personnes diabétiques ou hypertendues doivent faire contrôler ces deux examens une fois par an.

Quand consulter en urgence

Une personne atteinte d’insuffisance rénale doit appeler le 15 en cas d’essoufflement brutal ou de gêne respiratoire en position couchée, d’œdèmes qui augmentent rapidement, d’arrêt des urines, de douleur dans la poitrine, de palpitations ou de faiblesse musculaire importante, de confusion ou de somnolence inhabituelle. Ces signes peuvent traduire une surcharge en eau ou un excès de potassium dans le sang.

Traitements reconnus

La prise en charge est assurée par le médecin traitant, avec le néphrologue. Elle suit le guide du parcours de soins de la Haute Autorité de santé (HAS). Elle vise à ralentir l’évolution, à réduire le risque cardiovasculaire et à traiter les complications.

  • Traitement de la cause : équilibre du diabète, traitement de l’hypertension, levée d’un obstacle urinaire.
  • Contrôle de la tension : l’Assurance Maladie indique un objectif inférieur à 140/90 mmHg, voire 130/80 en cas de protéinurie importante. Le médecin prescrit le plus souvent un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou un sartan, qui protègent aussi le rein.
  • Protection des reins : éviter l’automédication, surtout les anti-inflammatoires, adapter la dose des médicaments éliminés par le rein, limiter le sel, adapter les apports en protéines, pratiquer une activité physique, arrêter le tabac.
  • Traitement des complications : anémie (fer, érythropoïétine), troubles du calcium et du phosphore, excès de potassium, acidose.
  • Suppléance : au stade terminal, dialyse ou greffe de rein.

Une maladie rénale chronique grave peut être reconnue en affection de longue durée (ALD), avec une prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie.

Homéopathie : ce que disent les données

Des ouvrages d’homéopathie citent traditionnellement Phosphorus, Arsenicum album et Mercurius solubilis dans l’insuffisance rénale. Aucune étude n’a montré que ces granules ralentissent la maladie, font baisser la créatinine ou l’urée, ou réduisent les œdèmes. En 2019, la HAS a jugé l’efficacité des médicaments homéopathiques insuffisante. Elle rappelle que leur usage ne doit pas retarder les soins nécessaires, en particulier pour les maladies graves et évolutives. Un suivi néphrologique régulier reste le seul moyen de retarder la dialyse.

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Sources

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

Messages

  • , par Pacreau

    Suite à du sang dans les urnes j ai passé une échographie plus scanner on m a trouvé arther illiaque dilater j ai été opéré par endoscopie m est à l examen j ai un kyste de 4 cm

  • , par Pacreau

    Suite à du sang dans les urnes j ai passé une échographie plus scanner on m a trouvé arther illiaque dilater j ai été opéré par endoscopie m est à l examen j ai un kyste de 4 cm

  • , par COURTAT Joseph

    – J’ai pris connaissance avec interet de votre article
    – J’aimerai quand même un avis autorisé plutôt que de tenter une auto-medication
    pouvez-vous me communiquer les adresses de praticiens homéopathes dans le département de la Dordogne svp
    Je vous en remercie par avance
    M Courtat