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 Mère porteuse
Mercredi 20 mai 2015

La maternité de substitution : techniques et éthique

Certaines femmes, affectées par une absence ou une déformation de l’utérus ou incapables de mener une grossesse à terme, ont recours à une mère porteuse. Il s’agit d’une femme qui s’engage à porter un enfant qu’elle n’a pas conçu naturellement, en vue de le donner après l’accouchement. Elle prend en charge le développement d’un embryon à l’intérieur de son utérus et le remet à la naissance à une femme ou à un couple.

En cas d’infertilité féminine, une femme ou un couple peut solliciter le concours d’une autre femme (mère porteuse) qui s’engage à accueillir dans son utérus l’enfant dont les embryons peuvent provenir d’un autre couple. Ce mode de procréation également appelée maternité de substitution, se présente sous plusieurs formes et soulèvent de nombreux problèmes éthiques.

Les différentes formes de mères porteuses

Avec le développement des techniques reproductives, les couples qui ne peuvent pas concevoir en cas d’infertilité, peuvent solliciter les services d’une mère porteuse. Elle porte l’enfant pendant 9 mois et le remet au parent intentionnel après l’accouchement. Capable de mener une grossesse à terme et d’accoucher sans risque, la mère porteuse est également appelée mère de substitution.

On distingue généralement deux types de mères porteuses : la mère porteuse traditionnelle et la mère porteuse gestationnelle.

  • La mère porteuse traditionnelle

Dans le cadre de la maternité de substitution traditionnelle, les ovules de la mère porteuse sont inséminés artificiellement avec le sperme du père ou celui d’un donneur. Avec l’utilisation de son ovule, la mère porteuse est la mère génétique de l’enfant à naître, elle a un lien biologique avec l’enfant. Mais après l’accouchement, elle renonce à son droit parental et cède l’enfant aux parents intentionnels qui ont sollicité ses services.

  • La mère porteuse gestationnelle

La mère porteuse gestationnelle n’a aucun lien génétique avec l’enfant qui va naître. Les ovules et le sperme du père ou d’un donneur, sont fécondés par le biais d’une fécondation in vitro, puis les embryons sont implantés dans l’utérus de la mère porteuse gestationnelle. Ainsi, une femme qui ne peut pas porter une grossesse en raison d’une contre-indication médicale, peut solliciter une mère porteuse qui porte l’embryon créé avec l’ovule d’une femme et le sperme du père. Après l’accouchement, l’enfant est remis au parent intentionnel, moyennant ou pas, une rémunération.

Problèmes d’éthiques liés à la maternité de substitution

La maternité de substitution soulève de nombreux problèmes éthiques avec diverses dérives, avec notamment le ventre de femme qui devient une marchandise à louer ou à vendre. La maternité de substitution est une pratique parfois rémunérée avec pour objet commercial, le ventre de la femme.

Ce type de maternité fait naitre ce qu’il est convenu d’appeler le tourisme de procréation qui amène des citoyens à se rendre à l’étranger pour payer les services d’une mère porteuse dans un pays pauvre. Ainsi, les femmes pauvres louent leur utérus aux riches étrangers qui les sollicitent. Cette pratique fait craindre une exploitation ou une commercialisation du corps de la femme avec des problèmes d’affiliation. L’enfant issu d’une mère porteuse peut avoir une diversité de parents : parents intentionnels qui sollicitent le concours de la mère porteuse, le donneur de sperme, la donneuse d’ovule.


Messages

  • 15 mars 2017, 10:33, par Corinne

    Pour mon mari et moi l’infertilité est tombée comme un verdict, donc on a du aller en Ukraine dans la clinique Biotexcom pour avoir notre bébé que je ne peux pas porter moi-même suite à une maladie. Maintenantnous sommes parents heureux et jnous sommes très reconnaissants aux spécialistes de cet établissement !

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