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Sainte SantéPathologiePsychopathologieAnorexie mentale
Anorexie mentale
Jeudi 14 mai 2015, par Julien

L’anorexie mentale ou la crainte de grossir et d’être déformée

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire particulièrement complexe qui affecte majoritairement la population féminine. Cet état psychiatrique est très fréquent chez les adolescentes. Mais, il peut se manifester à tout âge chez les hommes et les femmes. L’anorexie mentale est un comportement anormal en matière d’alimentation qui traduit une crainte d’avoir un corps déformée et une intense peur de prendre du poids.

L’anorexie mentale se manifeste par une restriction alimentaire immodérée ou obstinée et un déni de la gravité de cette pathologie potentiellement mortelle. Cette conséquence fatale peut être évitée par le biais d’un traitement approprié qui permet à l’anorexique de retrouver la santé.

Classification

L’anorexie peut être de type restrictif ou de type boulimique. Dans le premier cas, le sujet mange le moins possible ou restreint de façon intensive son alimentation.

Le second, c’est-à-dire, le type boulimique, est marqué par des crises de boulimie et / ou un recours à une hyperactivité, aux vomissements provoqués, à la prise de laxatifs et de diurétiques à outrance, à la pratique des lavements. Avec cette suralimentation incontrôlée, le sujet peut, ainsi, avoir recours à ces comportements compensatoires pour ne pas prendre du poids.

Symptômes

Les sujets essaient de perdre du poids en limitant de façon drastique la quantité d’aliments qu’ils absorbent. Ils peuvent, également, s’engager dans des activités physiques intenses ou s’adonner à des comportements de purge en vue de perdre du poids. Ils sont, ainsi, incapables de maintenir un poids corporel normal.

Par ailleurs, l’anorexie mentale est associée à une réduction de la consommation d’eau ou une augmentation de la consommation de la caféine dans le but d’accroitre la miction et la perte d’eau.

Avec la minceur du corps ou la perte extrême de poids, les anorexiques manifestent d’autres symptômes physiques marqués par des changements physiques associés à la malnutrition. Les carences nutritionnelles fragilisent davantage l’anorexique et peuvent favoriser la perte du calcium au niveau des os, la perte de la densité osseuse, l’ostéoporose.

Les douleurs abdominales, la constipation, la baisse de la pression artérielle et les troubles du rythme cardiaque sont des symptômes courants. La déshydratation, la fatigue, l’insomnie, l’aménorrhée ou l’absence de menstruation chez les filles, des rythmes cardiaques irréguliers, sont également d’autres symptômes physiques.

Les symptômes émotionnels et comportementaux sont marqués par une préoccupation pour la nourriture, la peur de prendre du poids, le retrait social, l’humeur dépressive. L’anorexique adopte un comportement obsessionnel compulsif, refuse de reconnaitre la gravité du trouble de comportement alimentaire.

Avec une perception de soi grossièrement déformée ou une altération de la perception du poids, le sujet amaigri estime qu’il a une surcharge pondérale. Il a peur de devenir gros, alors que son poids est inférieur à la normale. Il devient facilement irritable et éprouve des difficultés pour interagir avec les autres. La dépression, l’anxiété, les troubles de l’humeur, les troubles de la personnalité, sont, également, fréquents chez les sujets anorexiques.

Causes

La cause exacte de l’anorexie mentale n’est pas clairement établie. Mais, ce trouble psychique semble être lié à la combinaison d’une multitude de facteurs d’ordre psychologique, social et biologique.

Sur le plan psychologique, les facteurs susceptibles de déclencher ce trouble du comportement alimentaire, peuvent être liés à un évènement traumatique ou stressant : les abus sexuels subis au cours de l’enfance, la maltraitance, les viols, une rupture sentimentale, un deuil, un divorce. Une estime de soi négative, une tendance au perfectionnisme et la présence des traits de personnalité obsessionnelle compulsive, peuvent être des éléments déclencheurs.

Au niveau social, la pression culturelle avec en la mise valeur de la minceur comme critère de beauté, contribue au développement des comportements anorexiques. La vulnérabilité à l’anorexie peut être le résultat du culte de la minceur ou de la mise en valeur des corps maigres ou minces, de la valorisation du contrôle du poids à l’excès. L’identification à un modèle (mannequin, acteur) et l’influence des médias ou de l’internet, peuvent favoriser les comportements de privation alimentaire.

Au niveau biologique, des composantes neuroendocriniennes, notamment un déficit hormonal ou des perturbations du fonctionnement sérotoninergique, sont incriminées. La sérotonine est un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’appétit, mais également dans la manifestation des comportements de restriction alimentaires. Aussi, certaines prédispositions génétiques, avec la prévalence d’un risque familial, rendraient certains sujets plus vulnérables à la manifestation de l’anorexie mentale.

Traitement

Le but du traitement de l’anorexie est de favoriser la restauration du poids et une bonne nutrition. La stratégie thérapeutique peut nécessiter une prise en charge médicale, psychologique ou diététique.

L’intervention médicale peut viser une correction de la malnutrition. Une hospitalisation est envisagée chez les patients qui maintiennent la perte du poids malgré l’initiation d’un traitement ambulatoire ou qui présentent une dépression sévère, des tendances suicidaires ou un rythme cardiaque irrégulier. Cette hospitalisation est nécessaire lorsque la vie du patient est en danger. La nutrition avec une structuration du régime alimentaire sous une stricte surveillance médicale, par le biais d’une sonde naso-gastrique, peut être facilement initiée en milieu hospitalier.

L’initiation de la prise en charge médicamenteuse vise à traiter les troubles psychiatriques ou les complications somatiques. Elle peut nécessiter la prescription d’antidépresseurs pour lutter contre la dépression ou l’administration d’anxiolytiques pour réduire certains symptômes émotionnels tels que l’anxiété associée à l’anorexie.

Les approches psychothérapiques peuvent être particulièrement efficaces pour le traitement de l’anorexie. Elles ont pour objectif, l’amélioration de la perception de soi et de l’estime de soi. La thérapie cognitivo-comportementale vise à changer les pensées et les comportements malsains dans le but de normaliser les comportements alimentaires et de changer les perceptions déformées de soi et les pensées qui favorisent la restriction alimentaire. Elle vise à remplacer les pensées négatives qui alimentent l’anorexie, par des convictions plus saines ou moins déformées.

La prise en charge nutritionnelle est initiée par un diététicien ou un nutritionniste. Elle contribue à modifier le rapport avec la nourriture, à une rééducation alimentaire, à un réapprentissage de l’alimentation équilibrée.

Auteur: Julien

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