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La schizophrénie, une déconnexion mentale d’avec la réalité

Schizophrénie

Résultant d’un dysfonctionnement de circuits cérébraux, la schizophrénie est une maladie mentale qui touche 1 % de la population mondiale et se déclenche en général entre quinze et trente cinq ans chez les filles, entre seize et vingt cinq ans chez les garçons.

Elle se manifeste sous diverses formes si bien que les spécialistes parlent plutôt des schizophrénies. Même s’il n’a pas encore livré tous ses secrets, ce handicap psychique est correctement pris en charge afin de permettre à l’individu atteint de mener une vie normale.

Les symptômes de la schizophrénie

La schizophrénie se traduit par une perte de contact avec la réalité. Concrètement la personne atteinte présente une diversité de signes annonciateurs. Il s’agit notamment de troubles cognitifs qu’on peut classer en trois différentes catégories mais aussi de symptômes aigus et négatifs.

Dysfonctionnements cognitifs

Les défaillances cognitives peuvent être subdivisées en perte de mémoire, de fonctions exécutives et troubles de concentration et d’attention.

› Pertes de mémoire

Le malade éprouve des difficultés à mener une conversation cohérente, à se rappeler de certaines tâches à accomplir au quotidien et oublie de grands moments de sa vie personnelle.

› Perte de fonctions exécutives

Exécuter plusieurs tâches successives s’avère quasiment impossible pour une personne souffrant de schizophrénie. Il devient très difficile d’anticiper, de planifier et d’organiser des tâches à accomplir.

› Perte d’attention et de concentration

La concentration et l’attention diminue Suivre et comprendre une émission ou un film devient un fardeau insurmontable pour le schizophrène.

Les symptômes aigus

Ces signes dits positifs sont légion et peuvent survenir soudainement ou de façon progressive. Le malade se laisse aller à la compulsion d’écrire mais ses textes sont dénués de cohérence à l’instar de son discours délirant. Le patient est sujet à des erreurs de jugement. Il peut se sentir espionné ou croire qu’autrui peut lire dans ses pensées. A ce tableau, s’ajoute des hallucinations aussi bien olfactives, visuelles, tactiles qu’auditives.

Les symptômes dits négatifs

Ces signes sont également très nombreux. En plus du manque d’émotions ou de la lenteur à les exprimer, le malade affiche un désintérêt dans les relations interpersonnelles, au travail, dans ses études et même pour son hygiène. Sans être paresseux ou insouciant, le schizophrène peut passer un long moment devant un poste téléviseur sans pouvoir suivre convenablement un film ou une émission.

Par ailleurs, le malade peut confondre la nuit et le jour, rester éveillé à des heures indues ou être victime de troubles du sommeil. Il peut se montrer méfiant vis-vis des siens, réagir de façon /imprévisible en cas d’inapprobation ou se montrer démesurément affectif. Il peut être inactif, superactif ou alterner les deux états. Le schizophrène peut être très sensible à la lumière et au bruit. Il est parfois victime d’une automutilation qui peut déboucher sur un suicide involontaire. Mais il reste non violent en général.

Causes de la schizophrénie

Dans la survenue de la schizophrénie, l’impact des gènes est très important selon les scientifiques qui estiment que la moitié des cas déclarés est due à une anomalie génétique perturbant la croissance du cerveau. Cela dit, le risque d’être schizophrène augmente avec le bagage génétique qui est constitué de 23 paires de chromosomes. Il est de 50 % si l’individu a un jumeau identique atteint de schizophrénie. Le risque sera de 40 % chez un individu dont les deux parents sont atteints. Il est de 10 % si la personne déjà atteinte est la mère, le père, une sœur, un frère. S’il s’agit d’une tante, d’un oncle, d’une cousine ou d’un cousin, le risque est de 5%.

Des substances psychotiques comme la marijuana et les drogues dures forment avec le stress environnemental des facteurs déclenchant la schizophrénie. Les fortes pressions en environnement professionnel ou studieux peuvent provoquer la schizophrénie ou une rechute à l’instar des tensions sociales et des émotions excessives.

Un dysfonctionnement dans le développement du cerveau peut être à la base de la schizophrénie. Le glutamate, la sérotonine et la dopamine sont des neurotransmetteurs dont l’insuffisance ou le manque modifie le comportement humain et peut induire la maladie.

Prévention et prise en charge de la schizophrénie

Le soutien ou l’assistance sociale constitue un maillon essentiel dans la prise en charge du schizophrène. Projeté dans une situation inhabituelle qu’est son mal, le patient soigné aura nécessairement besoin d’être épaulé dans l’accomplissement de tâches quotidiennes aussi bien chez lui qu’au travail. Il y a donc un effort de socialisation qui incombe à sa famille, à ses amis et éventuellement à ses collaborateurs.

De toute évidence, la famille, les amis et les collègues du schizophrène qui veulent l’aider à surmonter son handicap, ne pourront le faire de façon efficace que s’ils sont eux-mêmes parfaitement informés de la conduite à tenir en face de certaines situations. Cette méthode psychoéducative basée sur la bonne information devra leur être délivrée par des personnes compétentes.

Le traitement médicamenteux axé sur les antipsychotiques doit être laissé à la seule discrétion des spécialistes afin d’obtenir des résultats probants. En général, il est suivi d’une réadaptation qui permet au patient de s’occuper progressivement de lui-même et de réacquérir les automatismes perdus.

Directeur de publication: Julien Eymard A, email:contact@saintesante.com

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